mardi 24 novembre 2009

Unchained Melody




"...et ses éclats de lys comme un velours blanc sur sa peau..."
Elle parlait en un songe, de ses mots naissaient les rivières de l'imagination, des flots d'images et des cascades de sons. Tout atour prenait la forme de sa voix, sur l'écran blanc de nos pensées ; laissant dériver au loin la réalité crue d'un salon de province pour éblouir de soleil nos rétines avides. Déjà le sable, de son chemin mouvant, avait envahi le sol, et de lui montait son odeur de chaleur, sa sensation de solidité sauvage et provisoire. On entendait au loin les hallalis des chasseurs lancés à la poursuite de leur proie palpitante. Et là, écarlate sous la douleur et l'angoisse, elle s'effondrait en un râle, sous nos regards avides d'en connaitre la suite. Une jeune fille couleur de lait, aux veines bleuies et empourprée de sa course, ses voiles tournoyant sous le vent du désert. Elle était là tandis que la voix racontait son histoire, elle nous faisait face comme la plus vivante de nos sœurs, sa chair pleine avait la densité de la vie, ses halètements courts raisonnaient aux oreilles de nos esprits, son regard nous transperçait alors que la conteuse décrivait l'éclat de ses yeux verts, et partout autour de nous, la réalité de son existence ne faisait aucun doute.
Mais la voix languissait et comme un tableau de sable livré au vent, on en vidait la substance et la table basse réapparut au milieu des dunes ensablées, les murs revinrent en vibrant autour de nous, et comme happés par le hameçon de la médiocrité, nous étions de retour dans nos vies. Elle s'était tue.



"Elle a un certain talent pour les histoires." dit sa cousine. Et elle reprit une part de tarte.

jeudi 22 octobre 2009

Voyage, voyage

Je vais pas vous mentir, aujourd'hui je suis crevée. j'écrirais bien un article qui tient la route mais j'ai grave la flemme.

Cela dit, pour entretenir le mystère et la flamme (owi), je vous poste un truc quand même, j'aime bien quand j'ai plein de visites sur un jour dans mes stats. (Car, oui, j'ai des stats, oui je vous surveille, méfiez-vous... Hin hin hin...)


Bref, je sais que vous n'êtes qu'une bande de chacals, qui aimez vous moquer (et particulièrement TOI, qui me lit à l'instant...), alors que moi je suis encore pire pure et innocente. Anyway, puisque telle est votre nature, vous apprecierez surement de faire un tour par là...

mercredi 7 octobre 2009

Peut-être une angine

Bon, je vous préviens, ça va vous changer.

Parce que ce que j'aime, moi, d'habitude, dans la vie, c'est faire des articles de blogs chiants inspirés, dépressifs poétiques et pseudo-métaphoriques à la con emplis de mon amour des belles lettres. Sauf que des fois, changer c'est bien.

En plus je viens de vivre une anecdote sympa et j'ai pas de twitter, et j'avais envie de la partager, parce que j'ai pas dormi de la nuit et que je raconte n'importe quoi.

*parenthèse purement stylistique*
Je trouve que le texte barré, c'est trop coulie, je devrais m'en servir plus souvent.
*fin de la parenthèse purement stylistique*




Bref, laissez moi vous conter mon aventure du matin.

Ce matin, donc, (il y a dix minutes, à vrai dire) je me suis rappelée que ma voiture était (encore) mal garée, ce qui signifiait, que moi, de mon coté, j'étais mal barrée (c'est comme "garée", mais avec un B. Je suis tellement drôle !) . Ayant déjà pris une amende pour stationnement sans ticket lundi, j'avais le sentiment d'avoir déjà fait mon effort citoyen pour le renflouement des caisses de l'État, en plus, je suis pas outre mesure emballée à l'idée de grever mon budget déjà serré pour payer du champagne à Louis de Funès Jr contribuer à la constructions d'école et renflouer le trou de la SECU.

Bref, il était 9 heures. Je descends donc dans la rue. Avec des tongs parce que j'avais la flemme de mettre autre chose je suis en train de lancer une nouvelle mode. Et aussi, j'étais maquillée comme une prostipute, pour faire le tapin, bien sur des raisons personnelles. En plus, mon haut a des trous de mites, mais comme je l'aime bien, je le mets quand même quand je suis toute seule à la maison et je vous emmerde. Sans compter les cheveux sales. Et la tronche d'une fille qui a pas dormi depuis presque 24 heures.
En résumé, j'avais l'air d'une catin baba-cool qui s'habille avec des fripes et qui vient de finir une nuit de travail particulièrement éprouvante.

Bon.
J'ai cherché une place de parking. J'en ai trouvé une. Parce que je suis une warrior. En effet, après avoir fait trois fois le tour du quartier et m'être fait piquer une place par une grosse pute charmante jeune fille, motorisée, elle aussi, j'ai fini par trouver une place gratuite où j'ai galéré pendant dix minutes effectué une manœuvre de créneau impeccable (je ne suis qu'une merde les distances sont mes amies).

Enfinbonbref.
Je suis sortie de ma voiture. Je me suis dirigée d'un pas alerte et tongué vers mon immeuble. Il se trouve que sur le chemin entre la voiture et mon immeuble, j'ai croisé des gens, des tas de gens, y'a plein de monde dans les rues de Lille à 9 heures du mat' notre monde est fou.
L'un de ces gens, de sexe masculin (mais je dénonce personne), m'a adressé un sourire, et m'a dit ces mots, avant de continuer son chemin, me laissant songeuse et extatique : "Mademoiselle, vous êtes très jolie" (oui, je sais, cette phrase n'a pas l'air réelle, on la lit et on se dit "WTF ?! QUI dit ce genre de trucs dans la réalité ?", moi-même, il y a une demie-heure, j'aurais répondu que PERSONNE ne dit ça en vrai, mais il s'avère que SI, en fait.).





Et ben, croyez-le ou non, mais il était même pas moche.

mardi 29 septembre 2009

Cinderella Beautiful




Le corps humain se renouvèle totalement en sept ou huit années. Chaque atome, chaque particule, tout est remplacé pendant ce laps de temps, par la machinerie fumante de la vie en marche.

Il ne reste rien alors, "matériellement", de ce que l'on était avant. Mais que reste-t-il de nos chimères, de nos désirs, de nos frayeurs ?


Dans mon autre vie, j'étais la même, et pourtant si différente. Il y a sept ou huit ans, rien de ce qui existe en moi, rien de ce qui constitue mon être, n'était semblable à ce qui le constitue aujourd'hui. Et mon monde non plus n'était pas le même.

C'est incroyable de se dire que cette personne que des gens ont connu, cette personne qui était moi, a, physiquement, totalement disparu ; l'intégrité physique de ses atomes dispersée au vent, au vent salé du temps qui coule. Et ses croyances ont suivi le même chemin de purge, la même voie de poussière, il ne reste plus rien de cette fille là, pas même une tombe
Sa naïveté n'a pas survécu à la vie, sa candeur n'a pas suffit à la préserver, elle l'a précipitée droit dans le néant. Ses faux-pas seront pour toujours les miens, le poids de ses choix accroché à mes bagages, mais ses joies ont disparu dans l'éther, la légèreté de ses rires envolée à jamais.

Nous ne serons jamais que la somme de nos erreurs, et mes bonheurs ne sont que mélancolie en devenir. Elle est partie à jamais. Et avec ce qui constituait son sang, a disparu son innocence, avec sa peau s'est dérobée sa force, les atomes de ses os ont emporté son optimisme, et quelque part, dans le processus de remplacement de tout ce qui a été moi, on a aussi dissolu ma confiance, mon émerveillement et ma passion.
Et je me contente des restes épars, j'ai beau les rassembler en vain, ils ne sont que le puzzle incomplet d'une personnalité morte.

Ce qui m'effraie et me rassure à la fois, quand je pense à cette jeune fille, cet alter-ego de 17 ans, c'est qu'elle appartient à une autre vie, comme à une autre réalité. Elle était pleine de promesses, c'est bien heureux qu'elle ait disparu, elle aurait été déçue.



Rien ne va mal, aujourd'hui, non, rien. Tout va différemment, mais personne ne s'en rend compte.
Beaucoup de ceux qui connaissaient mon autre ne sont plus là pour comprendre l'étrangère que je leur suis devenue. Et ceux qui sont restés étaient trop près pour saisir le changement pernicieux qui s'est opéré, comme on est bien incapable de voir grandir ses enfants.



Et dans huit ans ?

lundi 21 septembre 2009

Love is all

(c'est de Roger Glover & guests, au fait, Mariana.)





Et pis même que quand on sera riches à millions des sous d'un riche saoudien qu'on va assassiner avec l'aide de Voltaire, on aura des maisons partout et un harem avec Gaël Garcia Bernal.
Et même qu'on ira à Londres, et aux Maldives, où Lysi voudra bien se baigner parce que l'eau sera assez chaude, et Aki ira en combinaison de plongée voir les poissons parce qu'elle aime pas les maillots de bain.
Et en plus, y'a des gens bizarres en Charentes qui mettent du beurre salé, genre, avec TOUT, si t'es allergique au beurre salé, en Charentes, tu crèves genre de faim, genre, en dix minutes.
Et Horus, il se fait des amis alcolos comme lui partout dans la rue, et les intégrales de je-sais-plus-quoi-et-je-m-en-fous, même négociées, c'est le mal MAIS ME SEMBLE QUE C'ETAIT PRINCESSE SARAH.
Et moi et Mio on a fait le PACTE DES LOUPS, mais Eow, elle veut jamais la fermer.
Et Soul Calibur IV c'est trop de la balle de sa mémé qui fait du parachute ascencionel, et chanter ABBA, c'est moche et c'est faux, mais on l'entend pas parce que tout le monde chante en même temps, et Mio immite super bien Jean-Jacques Goldman.
Et Mariana, elle est chiante en voiture, et c'est une vrai David Yates, par contre, pour sa défense, elle fait des super plans machiavéliques dans les magasins de la Rochelle.
Et Aki fricote avec des chauves-souris enragées, quoique Trésor soit pas si bien fourni, même que Lulla c'est une psycho-rigide du partageage de lit.
Et plein d'autres choses.

Et aussi : They will not force uuuus, They will stop degrading uuuuuus, They will not control uuuuus, We will be victoriouuuuuuuuuus !!

Et trois semaines, c'est court, en fait.









Je suis rentrée à la maison. Il n'y avait personne. La poussière était tombée sur mon bureau, je l'ai balayée d'un geste de la main. Quand je suis allée vérouiller la porte, j'ai levé la tête et il y avait des mots qui n'étaient pas de ma main sur le tableau effaçable. J'ai souri.

mardi 15 septembre 2009

He was like the wind








Et je me sens vieille, vidée et essoufflée.

mardi 1 septembre 2009

Kids don't stand a chance





<3
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Je viens de passer une journée à faire le ménage à la mer. Je voudrais déjà y être, et je voudrais que ça n'arrive jamais, parce que le présent appartient déjà au passé.
Et je voudrais vous voir TOUS.

Je ne sais plus si je dois me réjouir de ceux qui seront là ou regretter par avance les absences. J'ai peur que tout aille mal, j'ai peur qu'on s'ennuie, j'ai peur qu'on s'engueule, je sais déjà que tout passera trop vite.